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Avec l'artiste Damien Cabanes : 11% artistique – Lycée Polyvalent Françoise à Tournefeuille – Haute-Garonne
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Ces vitraux contemporains sont un mélange de deux techniques de fabrication : un traitement traditionnel de vitrail en plomb peint de grisaille et un assemblage sur du verre industriel de très grande dimension. Les personnages sont traités en verre coloré soufflé et se découpent sur un fond translucide. L’empirisme dont se prévaut Damien Cabanes a décidé de la réalisation proposée dans cette architecture. |
« Avant la narration, nous sommes d’abord dans la sensation : l’impact qu’elle peut avoir par le vitrail sur le système nerveux est beaucoup plus puissant que par la peinture. » « L’iconographie ici serait une image des adolescents, traversée par la lumière dans leur quotidien, et montrerait par son apparente banalité, qu’il peut y avoir une joie de vivre et une poésie dans les moments les plus anodins de la vie. » D. Cabanes. |
LA MÉTHODE / Une connaissance infaillible du matériau, une solide aptitude à l’écoute, mais aussi, bien souvent, une intuition propre à prolonger la volonté d’autrui, tels sont les qualités requises au bon déroulement d’une collaboration. Pour tous ceux de l’atelier Jean-Dominique Fleury qui travaillèrent aux côtés de Pierre Soulages, les exigences furent multiples : ils durent élaborer de nouveaux gestes, les contrôler, réformer leurs habitudes, inventer puis guider de nouveaux outils. L’originalité du projet de Conques nécessita, préalablement au travail du |
verre, la construction de maquettes à échelle réelle. Sur de grands panneaux de bois, des bandes de scotch noir patiemment positionnées pré-figurèrent l’emplacement des plombs et des barlotières dont les lignes donneront leur forme aux futurs vitraux. C’est aussi à cette extension du champ d’application technique que le verrier dût apporter ses soins, faisant preuve de sa maîtrise aussi bien pour les esquisses préparatoires que pour l’exécution finale. |
LE MATÉRIAU / Afin que la lumière procède de la masse même de la matière et non directement du soleil, le verre employé à Conques n’est pas transparent mais translucide. Par ses qualités de transmission diffuse, il permet d’isoler l’espace intérieur de la basilique, de l’affranchir du dehors, de le recueillir sur lui-même tout en évitant à l’unité chromatique |
de la pierre, vue de l’extérieur, d’être parasitée par de trop violentes diaprures. Spécialement créé en laboratoire selon la technique de la granulation, le verre présente des zones de cristallisation plus ou moins dense permettant de nuancer la lumière diffusée. Chaque plaque de verre est d’une épaisseur d’environ 8 millimètres. |